Archives de Catégorie: anecdotes

[Brouillons]La réunion

J’ai eu l’occasion, en quelques jours seulement, à participer à trois réunions. C’était la première fois que j’assistais à de vraies réunions en bibliothèque.
Plutôt que d’y participer, j’y ai surtout appris, sur les tenants et aboutissants d’une réunion.

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Théophile de Viau, menteur !

Interrogatoire de Théophile de Viau, 27 mars 1624 :
« Demande : S’il ne s’est pas vanté d’avoir eu compagnie charnelle de garçons et s’il n’a pas dit en termes fort sales que quand il s’en abstenait il était tourmenté d’une chaude pisse.
Réponse : A dit que non et que cela est faux. »
Jean-Christophe Abramovici, Le livre interdit.

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Les dangers du livre électronique (1993)

« Les performances technologiques sont telles que l’inévitable est arrivé grâce à ces petites merveilles que sont les micro-ordinateurs que l’on tient sous le bras et emporte en voyage : on peut maintenant lire à l’écran des livres condensés sur disquette. Tout pronostic serait imprudent, mais il n’est pas déraisonnable de penser que le livre électronique pourrait prendre au livre de papier ce que la télévision a dérobé au cinéma. Ni d’imaginer que, l’écrivain du troisième millénaire (c’est demain) composant ses livres sur ordinateur, le rôle de l’éditeur se limiterait à acheter les disquettes aux agents [note : il ne fait pas l’éloge des agents dans le reste de l’essai] , à les reproduire et à les distribuer. Le paratexte serait réduit à la présentation, la publicité, l’emballage. Quant au texte, dans une société culturellement servile, il ne serait bientôt plus qu’une sorte de comburant cathodique. Et le sens, ce que les marchands de loisirs exigeraient qu’il soit…
Prétendre alors qu’il y aurait encore de beaux jours en perspective pour le livre de papier, ce serait témoigner d’une foi considérable dans la capacité philosophique de notre société. »
Hubert Nyssen, Du texte au livre, les avatars du sens, Nathan, Paris, 1993

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Pas de contrainte administrative dans les BU anglaises.

Les Anglais n’ont pas notre rigueur administrative, et c’est souvent à leur avantage. Un exemple :
lors du stage que j’ai effectué à la Hallward Library de l’University of Nottingham, je remarquai l’absence de dictionnaire Larousse alors que les rayons étaient excessivement chargés de Petit Robert.

A ma remarque, le bibliothécaire en charge du rayon a répondu par un silence amusé, et des gestes : de son porte-feuille personnel, il tire un billet de 50 livres, et me prie de bien vouloir aller en face, à la librairie Waterstone’s, chercher cet usuel qui manque tant. Évidemment interloqué comme tout habitué des bibliothèques françaises l’aurait été, je suis passé pour un empoté (et un bureaucrate, je le crains). La seule démarche administrative nécessaire a été l’envoi du ticket de caisse au rez-de-chaussée, au service comptable.

Cette anecdote pour dire à quel point le système anglais libère le bibliothécaire en comparaison du nôtre ! Sans même parler des stagiaires comme moi qui pour ce stage n’ai eu besoin que d’un CV et d’une entretien de 5 minutes (dans un anglais très moyen, d’ailleurs), sans signature ni papier…

Se mettre aux normes en bibliothèque, est-ce forcément se séparer de la moitié de ses livres ?

La Hallward Library comme exemple de mise aux normes.

À l’université de Nottingham, le choix a été fait de profiter de la « digitalization of the Collections » (désherber en remplaçant par des ressources numériques plus d’un quart des ressources et mettre en place une « High Use Collection », différente de la « Short Loan Collection », en attendant davantage) pour procéder à la mise au norme des rayonnages (c’est-à-dire la mise en place d’étagères d’un peu plus d’un mètre de haut, pour les personnes en fauteuil).

La photographie ci-dessus, que j’ai pu prendre à la Hallward Library, bibliothèque universitaire de sciences humaines et sociales, lors d’un stage au mois d’août 2011, montre assez bien le changement : à droite une étagère d’antan, plus haute que l’intimidé lecteur ; à gauche l’étagère moderne, que chacun peut dominer du regard..

Même si l’on en tire des avantages évidents (clarté, espace pour l’utilisateur, aucune exiguïté), c’est déroutant. J’ai eu à mener à bien les bases de ce projet pour les collections de littératures française, allemande et néerlandaise.

Et la confiance des anglo-saxons dans le système éditorial (et souvent privé : les Classiques Garnier Numérique comme seule source par exemple) est désarmante.

La solution a priori anglaise à la mise au norme des rayons est donc d’en profiter pour désherber a maxima. Pour faire d’une pierre deux coups.

Hortensius

Un seul hortensia dans mon jardin cette année. À l’ombre, la fleur fait figure de prou et de courage.