Archives de Catégorie: anecdotes

Dispositifs littéraires dans la ville en Islande

L’Islande est un pays de grands lecteurs, fier de sa littérature : les sagas, bien sûr, la poésie également et les polars, surtout. Il faut dire que les longs hivers sont propices à la lecture et à la télévision. Ce sont aussi des écrivains : selon les matières proverbiales, on peut lire ici ou là sur internet et dans les guides touristiques qu’un islandais sur 100 publiera au moins un livre dans son existence, ce qui fait beaucoup… mais il y a peu d’islandais.

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Enfer moderne ? le filtrage du web en bibliothèque

Le fait de proposer internet en bibliothèque ne pose plus trop de problèmes : il suffit d’enregistrer les logs pour s’assurer un cadre légal (plus de détails ici).

Internet en ethernet ou en wifi, l’usager a donc accès au web et s’en contente. Ce qu’il ignore souvent, c’est que cet accès est restreint. Quelle est la légitimité de ce filtrage ?

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La BNU de Turin

Comme beaucoup d’entre vous, j’ai profité de mes vacances pour faire du bibliotourisme. Le résultat n’étant pas aussi satisfaisant que Thomas Fourmeux par exemple, j’ai d’abord hésité à en faire état, le constat étant plutôt sévère pour l’établissement que je compte vous présenter aujourd’hui.

Di Claudio Cavallero at it.wikipedia (Opera propria) [Domaine public], Wikimedia Commons

Mais la rentrée étant propice à quelque biblioblues, je me suis dit que remarquer combien l’herbe était plus verte chez nous pourrait nous faire du bien.

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Le concours de bibliothécaire d’Etat : l’entretien de motivation professionnelle

A la suite de ce billet qui racontait mon épreuve de culture générale, voici un billet concernant la seconde épreuve : celle de motivation professionnelle.

InterrogatoireTalmont

Ne pas se laisser perturber par le jury, voilà le maître-mot.

L’avantage de cette épreuve, c’est qu’on peut la préparer et, surtout, bien compter sur cette épreuve pour se présenter et faire valoir sa personne ! Si les écrits ont ceci d’injuste qu’ils ne permettent pas de montrer qui l’on est, ici, c’est le lieu et le moment.

Trêve de bavardage, j’ai eu à commenter cet article de Ruth Martinez paru dans la revue Documentaliste — Sciences de l’information, dernier volume de 2011, en fait compte rendu de séminaire du GFII sur le web sémantique.

Si vous connaissez cette épreuve, comme moi vous vous dites : « mais what is the fuck bon sang ? C’est pas très « entretien de motivation professionnelle » tout ça » ! Et comme je plussoie ! J’ai été particulièrement désemparé face à un texte qui aurait très bien pu m’être donné en culture générale, je n’avais donc plus qu’à le préparer à la façon d’une épreuve de culture générale, en parlant quand même davantage d’économie / de bibliothèques, enfin de choses possibles tout de même sur ce sujet. Les trente minutes de préparation m’ont semblé extrêmement courtes (je jurerais que ça n’étaient que 29 minutes — oui je sais, c’est ridicule).

Pour ce qui concerne l’exposé, c’était à la suite de la pause méridienne … et je l’ai ressenti. En effet, les premières secondes ont été très longues : à vrai dire, je ne les sentais pas trop dans le truc, pas très intéressés, et je me suis dit « mais non mais c’est ma chance là ça va pas du tout faut vraiment que je fasse un truc ». Je suis de nature plutôt polie, mais je me suis quand même mis à parler bien plus fort et surtout de façon très dynamique. Hé ben en quelques secondes j’ai récupéré leur attention et puis tout s’est bien passé pour l’exposé.

FEMA - 39618 - Deputy FEMA Administrator Harvey Johnson swears in former UTMB worker to join FEMA workforce

Jurez-vous de nous dire toute la vérité bibliothéconomique, juste la vérité bibliothéconomique, rien que la vérité bibliothéconomique ? Oui, je le jure !

Puis sont venues les questions. En préparant cet oral, j’avais réfléchis à beaucoup de questions concernant l’encadrement et le management … et j’ai bien fait ! J’ai eu beaucoup de questions sur le sujet, sûrement en partie en raison de mon profil de « technicien » si l’on peut dire, mais c’est aussi une tendance qui m’a été rapportée par plusieurs candidats à l’oral. Cette épreuve m’a semblé relever davantage de la conversation, je dirais presque, dans certains cas, du dialogue. Voici les questions dont je me souviens :

Questions

– Pouvez-vous nous donner des exemples appliqués de web sémantique ?

– Préfereriez-vous travailler en BU, auprès de la Ville de Paris, de la BnF, de la Bpi… ?

– Quel est votre parcours (en fait j’ai tenté de forcer la question à la suite de la précédente) ?

– Comment voyez-vous le métier de bibliothécaire ? Et vous, que préférez-vous dans ce métier ?

– Durant vos expériences en BU, qu’est-ce qui vous a intéressé et qu’est-ce qui vous a moins intéressé ?

– Comment motiver un agent rétif au numérique ?

– Et s’il ne veut pas faire de formation ?

– Et si un magasinier ne veut faire que de la formation ?

– Vous devez ouvrir 2h de plus votre BU, c’est imposé par votre président d’université, à budget constant, comment faites-vous ?

– Quels sont les temps forts dans l’année pour prendre en compte la motivation d’un agent ?

– Quels outils possédez-vous pour agir sur la motivation ?

– Quels sont les dispositifs qui permettent à un bibliothécaire de travailler à l’étranger ?

– Comment réagiriez-vous et comment feriez-vous accepter la publication de statistiques de la bibliothèque ? Et si ces statistiques ne sont pas bonnes ?

Voici les questions qui m’ont été posées, et aucune ne m’a vraiment étonné, je les ai trouvées naturelles, alimentant la discussion. En somme, une bonne préparation à l’oral évite les surprises : j’avais déjà été à l’oral de ce concours, et entre autres défauts, le manque de préparation m’avait complètement desservi.

J’ai à présent fait le tour de mes épreuves orales, à l’exception de l’épreuve de langue. Dans mon cas, j’ai choisi allemand, et ça s’est bien passé malgré de gros doutes (je ne connais pas trop les déclinaisons … je décline au feeling — Ach !). N’hésitez pas à commenter ou à me contacter pour plus de détails. Ces deux billets marquent une étape importante dans l’histoire de ce blog qui m’a servi de motivation à la préparation du concours. Je pense que le ton sera très différent lorsque je serai à l’Enssib, et encore autre lorsque je serai en poste.

Surtout, publier en tant que fonctionnaire sera pour moi une chose nouvelle, et, si le ton de mes articles n’a jamais été borderline, savoir que même en mon nom personnel je dois faire preuve d’un recul nécessaire aura sans doute une incidence sur ce blog. Qui lira verra !

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Vers la disparition de la signalétique en bibliothèque ?

Rob Lavinsky, iRocks.com – CC-BY-SA-3.0, via Wikimedia Commons

En ayant assisté à l’Académie de la couleur (dont je ne vous donne pas le lien vers le site web qui, malheureusement, ne le mérite pas), cette année toute dévolue au vert écarlate, j’ai eu droit à une présentation d’un cabinet d’architecture parisien qui travaille régulièrement avec des institutions. Un exemple de réhabilitation de mairie était éloquent : la signalétique, comme montrée sur les images de la présentation, avait tendance à disparaître. (Il s’agissait de la mairie du 17e arrondissement de Paris, dont on trouvera une description sur son site). Tendance, car il s’agirait justement d’une mode.

J’avoue n’y rien connaître, je ne fais que croire sur parole. Mais j’ai été convaincu : les lieux des services aux publics comme les mairies privilégient de plus en plus une disparition de la signalétique.

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Jusqu’où peut-on aller dans la vie privée de l’usager ? Et comment trouver les étudiants sur Twitter ?

Il m’arrive de chercher sur internet des informations sur les usagers qui viennent à la BU, en particulier pour les enseignants, afin de connaître leurs domaines de recherche surtout. La semaine dernière, après avoir discuté avec un étudiant, je googlise son nom et je tombe directement sur son compte Twitter. Je m’y abonne. En terme de déontologie, je me demande quelle est la limite de cette entreprise : pister le lecteur est-il ainsi autorisé ? Emprunter des livres à la bibliothèque vous condamne-t-il à risquer d’être suivi par un bibliothécaire ?

FB 5

De cet état de fait j’ai trouvé de bons comptes Twitter à suivre, puisant dans ses abonnés d’autres étudiants de l’université où je travaille. Signe que pister à grande échelle est d’un grand potentiel pour une bibliothèque à la recherche de lecteur et de followers.

Etant donné que dans son compte lecteur j’ai déjà pas mal d’informations (adresse postale, adresse mail, téléphone, …), ne pourrait-on pas ajouter au formulaire d’inscription un champ de type « réseaux sociaux », qu’au même titre que le mail l’étudiant pourrait renseigner ? (En plus, ce champ remplacerait parfaitement le « téléphone fixe » que si peu d’étudiants ont, hormis celui de leurs parents …)

Et puis nous pourrions automatiser l’abonnement à tous ces étudiants, de façon à ce qu’ils nous suivent en retour s’ils le souhaitent et que la BU ait plein de followers Twitter et beaucoup d’amis Facebook. A l’instar des entreprises privées, il s’agirait de récupérer davantage d’informations personnelles pour les valoriser au mieux (j’ai conscience que dit comme ça, j’ai l’air d’un requin – mais je ne parle pas de les monétiser !).

Mais cela pose aussi la question de la personne en charge de la communauté provoquée : s’il y a quelqu’un en charge de l’animation (le service aux publics ?), il doit aussi être en charge de l’animation sur internet, ce qui n’est peut-être pas toujours le cas actuellement en bibliothèque. De plus, cette personne ne saurait le faire de façon personnelle, sur un compte personnel comme je l’ai fait, passant d’une relation professionnelle à une relation privée et, surtout, privant la BU de ce follower lorsque je la quitterai. Se pose ainsi la question de la pérennité de ce réseau.

Du moment que nous sommes sur cet espace et que les étudiants le sont également, pourquoi ne pas organiser (ou plutôt provoquer) officiellement la rencontre ?

Épilogue : Bon, en fait, l’étudiant auquel je me suis abonné travaille en tant que contractuel dans une autre bibliothèque du réseau : tel est pris qui croyait prendre !

Renseigner l’usager depuis le SIGB ou l’OPAC ?

à Bordeaux 3, nous avons la chance d’avoir Babord+ comme OPAC (prix de l’innovation numérique de l’Enssib). C’est franchement génial pour le renseignement, car ça permet de faire des recherches pertinentes pour les questions des usagers. Comme beaucoup, j’imagine, je profite de chaque renseignement donné pour expliquer le fonctionnement du catalogue à l’usager, sans jargonner et en prenant sa requête comme modèle.

amaztype librarian

C’est ce que je faisais l’autre jour, faisant pivoter l’écran pour que l’usager voie tout ce que je fais à l’écran et l’invitant à me dicter, lorsqu’un collègue m’a fait remarquer :

— Hoho ! vous n’utilisez pas Horizon [le SIGB] pour vos recherches ? Je suis complètement dépassé par les moniteurs étudiants [note : je ne suis plus moniteur mais contractuel], moi.

Après discussion, il s’avérait que la recherche sur le SIGB est plus précise selon lui. Et surtout plus professionnelle. Je lui fais donc la réclame du nouvel OPAC et lui explique qu’ainsi je fais des mini-sessions de formation. Mais il estime qu’au contraire, si un usager vient à lui pour des renseignements, c’est qu’il attend autre chose que l’OPAC : alors le SIGB m’a été présenté comme le Saint Graal.

C’était il y a quelques semaines. Depuis, je l’ai surpris (il faut être honnête : je le surveillais) à renseigner un étudiant, ne passant toujours pas par le catalogue. J’ai donc relancé la discussion, lui expliquant que les ressources numériques par exemple n’étaient pas à cet endroit. Il s’obstine (me dit « oui certes » mais n’en pense pas moins).

Rien à faire, et je suis à court d’arguments !

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[Brouillons] Aux élections, ma voix compte double

La loi est toujours bien faite, mais le citoyen ignorant a parfois du mal à s’y retrouver, et les agents publics de ma mairie aussi.

Deciding Which Door to Choose 2 par Hang in there  / CC BY 2.0

Deciding Which Door to Choose 2 par Hang in there / CC BY 2.0

Les élections présidentielles avançant à grand pas, j’en profite pour évoquer un sujet branlant : le vote des citoyens possédants deux nationalités (communément appelés binationaux). Je suis belge et français, j’en fais partie.

Lors de mes seize ans, résidant en France et possédant la nationalité belge, je pars me signaler en mairie pour assister à la fameuse JAPD (Journée d’Appel et de Préparation à la Défense). Les agents publics qui m’y accueillent sont formels : si la seule carte d’identité en ma possession est belge, je ne peux me signaler de la sorte.

Depuis, un accord cadre entre la Belgique et la France a permis, sous certaines conditions (les dates de naissance notamment), que les citoyens belges puissent aussi être citoyens français. Je suis donc devenu citoyen français. Et j’ai ainsi obtenu le droit de vote pour les prochaines élections présidentielles.

Par conséquent, je vote aux élections belges (c’est un devoir, en Belgique, de voter) et aux élections françaises (un droit). Ma voix compte donc pour deux. J’ai demandé à la mairie de ma ville : pour eux, tout est normal. J’ai demandé à l’ambassade de Belgique : je fais comme je veux.

Je veux bien l’avis de citoyens avisés ! Ma voix compte double ? Je vote deux fois aux élections européennes ?

Les étudiants à l’assaut des grosses BM

Les étudiants sont très invasifs dans le milieu bibliothécaire municipal.

Le préjudice est réel auprès des usagers citadins. Pour parler de l’exemple que je connais le mieux, les usagers de la BM de Mériadeck à Bordeaux sont dépourvus de places assises (ou si peu), emparées par les étudiants qui, phénomène surprenant, courent le matin dans la bibliothèque pour aller chercher des places. Ainsi, tel un premier mercredi des soldes, chaque jour connait sa cohue d’étudiants. Cette cohue invasive (le vocabulaire est négatif à dessein, provocation ironique car cette venue est positive, je trouve) soulève plusieurs questions.

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[brouillons] voyager en train

Un témoignage banal d’un voyage en train (même pas besoin d’exagérer).

Je voyage souvent de Bordeaux à Grenoble ou Lyon. Même si c’est beaucoup plus long (8h en général), je préfère le train à l’avion.
Mais une fois de plus, j’ai à le regretter.

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