Renseigner l’usager depuis le SIGB ou l’OPAC ?

à Bordeaux 3, nous avons la chance d’avoir Babord+ comme OPAC (prix de l’innovation numérique de l’Enssib). C’est franchement génial pour le renseignement, car ça permet de faire des recherches pertinentes pour les questions des usagers. Comme beaucoup, j’imagine, je profite de chaque renseignement donné pour expliquer le fonctionnement du catalogue à l’usager, sans jargonner et en prenant sa requête comme modèle.

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C’est ce que je faisais l’autre jour, faisant pivoter l’écran pour que l’usager voie tout ce que je fais à l’écran et l’invitant à me dicter, lorsqu’un collègue m’a fait remarquer :

— Hoho ! vous n’utilisez pas Horizon [le SIGB] pour vos recherches ? Je suis complètement dépassé par les moniteurs étudiants [note : je ne suis plus moniteur mais contractuel], moi.

Après discussion, il s’avérait que la recherche sur le SIGB est plus précise selon lui. Et surtout plus professionnelle. Je lui fais donc la réclame du nouvel OPAC et lui explique qu’ainsi je fais des mini-sessions de formation. Mais il estime qu’au contraire, si un usager vient à lui pour des renseignements, c’est qu’il attend autre chose que l’OPAC : alors le SIGB m’a été présenté comme le Saint Graal.

C’était il y a quelques semaines. Depuis, je l’ai surpris (il faut être honnête : je le surveillais) à renseigner un étudiant, ne passant toujours pas par le catalogue. J’ai donc relancé la discussion, lui expliquant que les ressources numériques par exemple n’étaient pas à cet endroit. Il s’obstine (me dit « oui certes » mais n’en pense pas moins).

Rien à faire, et je suis à court d’arguments !

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16 réflexions sur “Renseigner l’usager depuis le SIGB ou l’OPAC ?

  1. Ca ne veut rien dire : « il attend autre chose que l’opac ».
    Le défi serait plutôt : « Montre-moi une recherche (réellement exprimée par un lecteur) qui ne puisse être satisfaite par l’opac »
    Le lecteur n’attend rien d’un outil ou d’un autre. Eventuellement, il a été destabilisé par l’opac. Plus généralement, il est parti dans les rayons et n’a rien trouvé. Donc lui faire une recherche « pro » qu’il ne pourra jamais reproduire, c’est perpétuer la tradition du « C’est moi qui ai les clés de la connaissance, et je les garde ».

    Il me semble que ce genre de question se « règle » en réseau : consigne donnée à toute personne en banque de prêt de renseigner le lecteur en lui montrant l’opac. Point.

  2. Alors il faut lui casser la gueule pour lui montrer c’est qui qui commande ici !

  3. Marie_Idille dit :

    Je suis assez d’accord avec Etienne (mais j’opterais pour le bazooka, personnellement).🙂
    Le lecteur a-t-il formellement indiqué au collègue que savoir faire une recherche en autonomie ne l’intéresse pas? Ce serait peut-être une proposition (pour un règlement à l’amiable et pour économiser les cartouches) à faire au collègue. Chaque fois qu’un lecteur lui demande un renseignement, qu’il lui pose la question : voulez-vous que je vous montre comment chercher ou voulez-vous que je cherche pour vous?
    Autre hypothèse : le collègue ne sait pas chercher dans Babord+ et il a peur d’avoir l’air con devant l’usager, il préfère se la péter avec Horizon. ^_^ => proposer (imposer?) des sessions de remise à niveau Babord+ en montrant les plus de l’OPAC par rapport au SIGB? (mais ça a peut-être déjà été fait)

  4. […] background-position: 50% 0px; background-color:#222222; background-repeat : no-repeat; } hortensi.us – Today, 3:09 […]

  5. Oliburuzainak dit :

    +1 : tout mon soutien à Hortensius ! J’ai souri en lisant le billet, en écho à certaines anecdotes vécues…

    Même si un outil n’est jamais à 100% front-office ou à 100% back-office, en banque de salle, je renseigne le lecteur avec l’outil du lecteur.
    Surtout avec un si nouveau et bel outil que Babord+, et avec un SIGB visuellement obsolète comme Horizon, dont le remplacement est sans cesse reporté depuis plus de 2 ans.🙂

    Dans les équipes A, dans les équipes B, ou dans les équipes C, on retombe toujours sur le problème de culture administrative du « mais on a toujours fait comme ça », de personnels bloqués sur leurs mêmes habitudes de travail depuis 20 ans ou plus, je n’arrête pas de batailler en Clochemerle contre ça. Allez leur parler de resynchronisation de la BU avec les usages, après ça, LOL…

  6. DiBi dit :

     » faisant pivoter l’écran pour que l’usager voie tout ce que je fais à l’écran » = les écrans des bureaux de renseignements sont trop souvent tournés vers le bibliothécaire au lieu d’être tournés vers le lecteur. Les bureaux d’aide aux lecteurs sont mal conçus et ne facilitent pas les démonstrations devant l’étudiant. Je rêve d’un bureau de renseignements où le bibliothécaire et l’étudiant seraient cote à cote et non pas séparés pas un bureau !

    • Ho, ça exerce notre souplesse, et puis notre équilibre fragile pour faire la démonstration doit nous rendre amusants !

    • Marie_Idille dit :

      Pas de bureau de renseignement chez nous! Quand un usager se présente à l’accueil avec un besoin d’assistance à la recherche, 3 options : la personne à l’accueil reste à sa place et le renseigne de là (en tournant l’écran tant bien que mal ou en ne lui montrant rien) OU l’accompagne en salle pour faire une recherche sur un des postes publics avec lui OU l’envoie dans un bureau si elle n’a pas la réponse. Dans le bureau, on fait là aussi la recherche avec eux, en général (c’est comme ça que je procède, je pense que les collègues aussi)

      • Dans un bureau ? Dans les bureau de travail habituel ?
        Nous architecturalement ce ne serait pas possible (ou alors les étudiants auraient l’impression d’aller dans les combles) mais c’est pas mal, ça permet aux usagers d’avoir conscience du travail qu’il y a « derrière » en plus…

      • Marie_Idille dit :

        C’est une petite section, salle de lecture et bureaux de plein pied. J’aime assez que nous ayons cette possibilité de les accueillir dans les espaces de travail. Ca permet aussi de passer plus de temps sur une recherche, on ne gène pas les usagers autour. Je crois que ça ne se fait pas de faire visiter les espaces de travail lors des visites de bib, par contre. Ca n’a peut-être aucun intérêt pour les lecteurs, cela dit…

      • En fait l’idéal serait, quand on fait les visites de bibliothèques, de faire en sorte que le parcours travers « comme de par hasard » les bureau de travail… Mais bon, toujours la question architecturale à la base.

    • Oliburuzainak dit :

      Et encore, là on est à l’époque des écrans plats.😉 A l’époque pas si lointaine des écrans cathodiques, de leur 36 tonnes et 36 mètres de profondeur, même avec un pied tournant, on trouvait vite la limite d’angle de pivotage. De plaisants souvenirs de mon époque vacataire…

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