Archives de Catégorie: numérique

Enfer moderne ? le filtrage du web en bibliothèque

Le fait de proposer internet en bibliothèque ne pose plus trop de problèmes : il suffit d’enregistrer les logs pour s’assurer un cadre légal (plus de détails ici).

Internet en ethernet ou en wifi, l’usager a donc accès au web et s’en contente. Ce qu’il ignore souvent, c’est que cet accès est restreint. Quelle est la légitimité de ce filtrage ?

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Bibliothécaires allemands : tour d’horizon

Dans le cadre de la veille que je fais, je vais régulièrement voir ce qu’il se passe du côté de nos collègues allemands. Je sais que l’allemand n’est pas la langue préférée des bibliothécaires français, mais à toute fin utile, un court panorama du monde associatif et des biblioblogs s’impose sur ce blog. Je tenterai d’être généraliste et de ne pas me limiter à mes propres intérêts. Il permettra à tout un chacun d’avoir quelques repères s’il vient à rencontrer un collègue germanophone …

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[Màj] Comparaison de programmes de gestion de références

L’essor, ces dernières années, des programmes de gestion de références bibliographiques offre une diversité dans laquelle il est parfois difficile de se retrouver. Certains Urfist ont déja proposé des comparatifs (ici, ou cette liste ), mais je voudrais aujourd’hui vous faire découvrir un tableau de comparaisons que je trouve bien fait et complet, créé par nos collègues outre-rhénans de l’université technique de Munich surtout, et actualisé par Dorothea Lemke et Petra Frommer que je remercie ici (Danke !).

J’ai traduit le comparatif que vous trouverez ici dans sa dernière version (août 2012) :

comparaison de programmes de gestion de références (août)

Il me semble que dans le contexte universitaire, les bibliothécaires auraient tout intérêt à utiliser ce type d’outil pour choisir sciemment quel programme est le mieux à même de servir la recherche. A la lecture de ce comparatif, je trouve qu’il n’y a pas un programme idéal, mais des programmes qui répondent à des besoins différents. Malgré l’enthousiasme qu’a soulevé lors des journées Abes le dernier venu, Mendeley, les autres solutions (logicielles ou web) ont aussi, à la lecture de ce document, leurs intérêts.

N’hésitez pas à partager vos avis et expériences !

Note : Evitons tout conflit d’intérêt et précisons que je suis le traducteur en français du logiciel Citavi qui fait partie de ce comparatif. Qu’on ne m’en tienne pas rigueur.

Note 2 : La dernière mise à jour du document (dont vous trouverez l’original ici) date d’août 2012.

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PeerJ : la publication scientifique à l’âge de l’accès

Et à l’heure où les tensions avec des éditeurs comme Elsevier sont de plus en plus fortes, comme on le voit actuellement au Royaume-Uni [en], les universités et leurs bibliothèques sont de plus en plus sensibles à l’alternative dans un monde en plein changement, un monde où l’accès est plus important que l’acquisition. Les pays occidentaux semblent tous se diriger vers un maximisation de l’OpenAccess.

L’âge de l’accès (selon le célèbre essai de Jeremy Rifkin), les fondateurs de la plateforme PeerJ [en] l’ont très bien compris : on ne paie plus rien à l’acte, on paie une fois et pour toujours. Cette plateforme de publication d’articles scientifiques en OpenAccess propose une adhésion à vie (99$). Co-fondé par un ancien du gestionnaire de références Mendeley [en] et un ancien de PloS [en], chapeauté par Tim O’Reilly, à qui Wikipedia attribue la formule « Web 2.0 », PeerJ est un projet qui montre bien qu’il y a peu de hasards : porteur d’un projet libre, 2.0 et humaniste, il s’agit d’une option qui s’ouvrira aux auteurs d’articles scientifiques.

Une chaîne de publication et un système qui devraient fonctionner

Passons sur le modèle économique qui table sur une croissance infinie (et après ? on verra !). L’idée de proposer une sorte de serveur à accès ouvert mondial, accompagné de  reviews. Cette review est faite par des éditeurs académiques « indépendants » : effectivement, pour le coup ils ne gagnent rien (normal). Chaque « membre » de la plateforme s’engage à faire au minimum une review par an (sans quoi il faut payer 99$ pour rester membre), et les publications sont limitées à deux domaines scientifiques (pour l’instant ?) : Biologie et Médecine.

En fait, la plateforme propose trois forfaits : étudiants, doctorants, chercheurs. Le dernier est illimité (et coute 259$). Tous peuvent d’abord publier leur article sur le PrePrint dédié, Preprint PeerJ, le partager de façon publique ou privée avec des collègues et, quand on sent le papier prêt, le soumettre au review pour que ça passe sur PeerJ.

Un produit pour les pays émergents ?

Bref, en théorie, la chaîne devrait vite être rodée. Et le succès devrait suivre dans le contexte actuel où le monde universitaire est à l’économie et a une nécessité de mutualisation (enfin ça c’est plutôt moi qui me le rêve).

Une université n’ayant pas trop de moyens pourrait être tentée, plutôt que d’investir coûteusement dans un serveur à accès ouvert de type HAL par exemple, de payer un abonnement pour tous ses chercheurs. D’autant plus que le site propose évidemment des réductions pour les commandes institutionnelles… Tous les pays n’ont pas un HAL, et la solution clés en main de PeerJ est pleine de promesses.

Affaire à suivre

Le service compte publier son premier article PeerJ en décembre 2012 (si la fin du monde n’est pas encore survenue, bien sûr). Je suis curieux de voir son succès ! Concurrent des grands éditeurs scientifiques et des plateformes OpenAccess, il ne se fera sûrement pas que des amis. Mais le modèle de rémunération économique choisi est pour le moins original : une troisième voie qui fera peut-être ses preuves ?

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enssib.fr est mort ! Vive enssib.fr ! (et vive bibliopédia.fr )

L’Enssib, nouvellement mieux

Alors que l’enssib vient de lancer son nouveau site web, je remarque avec intérêt la mutualisation toujours forte des professionnels des bibliothèques via les réseaux sociaux. Par sa nouvelle clarté, enssib.fr permet d’accéder rapidement aux ressources, je pense notamment au service Questions ? Réponses ! mais également au nouvel arrivé : Echanges d’expériences. Cette catégorie est presque vide pour l’instant, mais les possibilités qu’elle ouvre sont grandes : imaginez un forum qui permette d’échanger et d’archiver ses expériences, d’une façon structurée et claire… Vraiment, cette partie du nouveau site possède, je pense, un grand potentiel, en particulier avec la possibilité d’archiver ses ressources grâce au compte utilisateur.

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enssib, par Marlenedd (licence CC-BY)

Mais il manque quelque chose…

Néanmoins, il faudra que ce service trouve une place particulière dans l’espace numérique : en effet, Twitter et Facebook ont déjà des rôles de relais, les blogs archivent déjà des expériences, et, pour ce qui est d’organiser et de posséder un fonds, il existe un wiki : Bibliopédia. Cette place reste donc à définir, d’autant plus qu’il entre, par certains aspects, directement en concurrence avec Bibliopédia.

Une singularité à affirmer, pour exister

Et surtout, Bibliopédia peut proposer des choses que n’est pas en mesure de proposer ce nouveau service. De par sa tutelle, par exemple, il serait étonnant d’y voir s’y développer avec tant de liberté un livre blanc des thèses, initiative qui trouve sa place sur un wiki.

De même, l’idée de partager des bibliographies sur bibliopedia.fr, permettant aux acquéreurs des bibliothèques universitaires de gagner du temps, est, je trouve, une initiative qui mériterait d’être plus partagée : ce succès semble impossible sur la plateforme institutionnelle de l’enssib, du moins ce n’est pas le but d’un forum de partage d’expériences.

Un équilibre non dit

Il faut donc que ces nouveaux services (l’enssib et son forum, bibliopédia nouvelle génération) trouvent leurs marques, et ce dans un contexte pluriel. Les deux ont une ambition fédératrice, mais le premier gagne en notoriété là où le second gagne en liberté. Ces places sont amenés à évoluer, et l’équilibre général de ce qu’on appelle parfois la bibliosphère est fait de sites qui, importants ou non, ne fonctionnent que dans la collaboration (c’est le cas par exemple du wiki des libquals français).

Pour conclure, je dirais qu’en tant que contributeur dévoué à la cause des bibliothèques sur internet comme vous l’êtes sûrement, en tant que veilleur et professionnel des bibliothèques, j’essaierai de contribuer un peu partout, comme je le fais déjà. Mais alors que le partage d’expériences de l’enssib sera probablement pour moi l’objet d’une consultation, bibliopédia sera (et est déjà…) un espace de contribution. Je vous souhaite, comme moi, d’y participer !

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Utiliser les flux RSS avec Google Reader

À l’occasion d’un atelier de formation sur les flux RSS, j’ai eu à parler des flux RSS dans Google Reader. À toutes fins utile et comme je l’ai fait pour Mozilla Thunderbird, je reproduis ici le support de l’atelier rédigé pour l’occasion (par ailleurs également disponible sur Bibliopedia).

Le lecteur de flux d’informations Google Reader permet de lire des flux RSS et Atom. Cette page décrit étape par étape la méthode à suivre pour s’abonner à un flux dans Google Reader.

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Utiliser les flux RSS dans Mozilla Thunderbird

À l’occasion d’un atelier de formation sur les flux RSS, j’ai eu à parler des flux RSS dans Mozilla Thunderbird. À toutes fins utile, je reproduis ici le support de l’atelier rédigé pour l’occasion (par ailleurs également disponible sur Bibliopedia).

Spille

par Francesco Lodolo sur FlickR - Licence CC-BY-NC-SA

RSS signifie “Really Simple Syndication”, que l’on peut traduire par “Abonnement vraiment simple”. Grâce au RSS, on peut recevoir directement les mises à jour d’un site, sans aller le consulter. Par exemple, à chaque fois qu’un nouvel article paraît sur le site internet de Livres Hebdo, il est possible de le recevoir.
Pour consulter les flux RSS auxquels on est abonné, il faut un outil spécifique. Il en existe deux sortes, sur internet (Google Reader, Netvibes) ou sur logiciel : Mozilla Thunderbird en est un exemple.

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bibliothèques sur facebook : répertoire de liens

Comment essaimer ? Comment être suivi sur Facebook ?

Obliger l’usager à « aimer » pour avoir accès aux informations (comme ils le font à la BUA), c’est forcer la main. Est-ce si légitime ? En tout cas ça semble obligatoire si on souhaite mesurer l’audience…
Facebook Love Button

En attendant de résoudre ce problème existentiel dans la vie d’un aspirant bibliothécaire, voici un répertoire de liens sur Facebook et les bibliothèques. Ce billet a donc plus valeur de document de travail et n’est pas vraiment lisible.

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Renseigner l’usager depuis le SIGB ou l’OPAC ?

à Bordeaux 3, nous avons la chance d’avoir Babord+ comme OPAC (prix de l’innovation numérique de l’Enssib). C’est franchement génial pour le renseignement, car ça permet de faire des recherches pertinentes pour les questions des usagers. Comme beaucoup, j’imagine, je profite de chaque renseignement donné pour expliquer le fonctionnement du catalogue à l’usager, sans jargonner et en prenant sa requête comme modèle.

amaztype librarian

C’est ce que je faisais l’autre jour, faisant pivoter l’écran pour que l’usager voie tout ce que je fais à l’écran et l’invitant à me dicter, lorsqu’un collègue m’a fait remarquer :

— Hoho ! vous n’utilisez pas Horizon [le SIGB] pour vos recherches ? Je suis complètement dépassé par les moniteurs étudiants [note : je ne suis plus moniteur mais contractuel], moi.

Après discussion, il s’avérait que la recherche sur le SIGB est plus précise selon lui. Et surtout plus professionnelle. Je lui fais donc la réclame du nouvel OPAC et lui explique qu’ainsi je fais des mini-sessions de formation. Mais il estime qu’au contraire, si un usager vient à lui pour des renseignements, c’est qu’il attend autre chose que l’OPAC : alors le SIGB m’a été présenté comme le Saint Graal.

C’était il y a quelques semaines. Depuis, je l’ai surpris (il faut être honnête : je le surveillais) à renseigner un étudiant, ne passant toujours pas par le catalogue. J’ai donc relancé la discussion, lui expliquant que les ressources numériques par exemple n’étaient pas à cet endroit. Il s’obstine (me dit « oui certes » mais n’en pense pas moins).

Rien à faire, et je suis à court d’arguments !

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Le QRcode est-il mort ?

L’arrivée des QRcodes a nourri les enthousiasmes les plus fous : réalité enrichie, connexion entre le numérique et le physique, justification du physique grâce au numérique et vice versa, médiation grâce à un transmédia, bref, les bibliothèques avaient enfin un outil adéquat pour la médiation.

QRs

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