Archives de Catégorie: numérique

La BU comme refuge dont les ressources sont sous-utilisées (étude)

Une étude sur la gestion de la technologie par les étudiants à la BU durant les périodes de révision a été publiée le 12 octobre 2011 : « Project Information Literacy Research Report : Balancing Act ». Elle a été menée à bien par Head et Eisenberg de la Information School de l’université de Washington. L’étude est disponible en anglais ici.
Cette étude réalisée auprès de 20 institutions de l’enseignement supérieur aux Etats-Unis a porté sur un échantillon de 560 étudiants. J’en ferai ici un résumé-commentaire.

Crown Library. My favourite spot. Par Leah the Librarian Flickr  CC by-nc-nd

Crown Library. My favourite spot. Par Leah the Librarian Flickr CC by-nc-nd

Les ressources de la bibliothèques sous-utilisées
Les étudiants sous-utilisent encore plus les ressources numériques de la bibliothèques en période de révision et se rabattent alors sur le classique, le traditionnel, le simple et le sûr.
Mais la bibliothèque, en cette période difficile pour eux, est un « Refuge » : ainsi, un endroit rassurant où l’on est sûr de pouvoir travailler. C’est donc la vision traditionnelle de la Bibliothèque qui domine, et qui conduit naturellement à omettre les fonctions numériques (portails et autres) proposées. Certains étudiants se plaignent même de l’équipement technologique mis à disposition, objet de distraction.

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Les dangers du livre électronique (1993)

« Les performances technologiques sont telles que l’inévitable est arrivé grâce à ces petites merveilles que sont les micro-ordinateurs que l’on tient sous le bras et emporte en voyage : on peut maintenant lire à l’écran des livres condensés sur disquette. Tout pronostic serait imprudent, mais il n’est pas déraisonnable de penser que le livre électronique pourrait prendre au livre de papier ce que la télévision a dérobé au cinéma. Ni d’imaginer que, l’écrivain du troisième millénaire (c’est demain) composant ses livres sur ordinateur, le rôle de l’éditeur se limiterait à acheter les disquettes aux agents [note : il ne fait pas l’éloge des agents dans le reste de l’essai] , à les reproduire et à les distribuer. Le paratexte serait réduit à la présentation, la publicité, l’emballage. Quant au texte, dans une société culturellement servile, il ne serait bientôt plus qu’une sorte de comburant cathodique. Et le sens, ce que les marchands de loisirs exigeraient qu’il soit…
Prétendre alors qu’il y aurait encore de beaux jours en perspective pour le livre de papier, ce serait témoigner d’une foi considérable dans la capacité philosophique de notre société. »
Hubert Nyssen, Du texte au livre, les avatars du sens, Nathan, Paris, 1993

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