Archives de Catégorie: bibliothèques

La BU comme refuge dont les ressources sont sous-utilisées (étude)

Une étude sur la gestion de la technologie par les étudiants à la BU durant les périodes de révision a été publiée le 12 octobre 2011 : « Project Information Literacy Research Report : Balancing Act ». Elle a été menée à bien par Head et Eisenberg de la Information School de l’université de Washington. L’étude est disponible en anglais ici.
Cette étude réalisée auprès de 20 institutions de l’enseignement supérieur aux Etats-Unis a porté sur un échantillon de 560 étudiants. J’en ferai ici un résumé-commentaire.

Crown Library. My favourite spot. Par Leah the Librarian Flickr  CC by-nc-nd

Crown Library. My favourite spot. Par Leah the Librarian Flickr CC by-nc-nd

Les ressources de la bibliothèques sous-utilisées
Les étudiants sous-utilisent encore plus les ressources numériques de la bibliothèques en période de révision et se rabattent alors sur le classique, le traditionnel, le simple et le sûr.
Mais la bibliothèque, en cette période difficile pour eux, est un « Refuge » : ainsi, un endroit rassurant où l’on est sûr de pouvoir travailler. C’est donc la vision traditionnelle de la Bibliothèque qui domine, et qui conduit naturellement à omettre les fonctions numériques (portails et autres) proposées. Certains étudiants se plaignent même de l’équipement technologique mis à disposition, objet de distraction.

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Des recommandations du catalogue à celles du bibliothécaire : doux rêve ?

Suite à ce tweet de 27point7 :

je me suis dit, qu’en tant que lecteur timide et en tant qu’usager de bibliothèque, j’apprécierais d’obtenir des recommandations adaptées à mes goûts. Sachant que l’utilisation de l’OPAC est, de façon constante, une partie de l’utilisation des services en bibliothèque, y ajouter une sérendipité guidée comme celle proposée par Amazon peut être satisfaisant.
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La bibliothèque jamais mieux qu’un Mcdo ?

Ce billet sur les problèmes de l’accès à internet en bibliothèque m’a beaucoup énervé, car je partage le même constat.
Pour le prolonger, je décrirai l’exemple d’un étudiant en droit à Bordeaux.

La BU de Bordeaux 3
En tant que vacataire étudiant à la BU de Lettres, j’ai pour devoir de pousser les étudiants vers la sortie à 19h, heure de fermeture qui disconvient surtout aux étudiants de droit, qui y viennent pour son silence et ses places. Cette BU est excentrée, et lorsqu’ils se plaignent de cette fermeture prématurée pour eux, je les renvoie vers les autres bibliothèques du réseau… en fait une seule bibliothèque, la BU pluridisciplinaire du centre-ville, qui ferme à 22h.

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Les emplois étudiants à l’université

Une article du Monde daté du jeudi 1 décembre, disponible pour les abonnés ici
L’université employeur de ses étudiants

fait état de la tendance au recours à des moniteurs étudiants, dans les laboratoires d’une part, dans les bibliothèques d’autre part.

Directement concerné par cette deuxième catégorie puisque je suis moi-même employé à ce titre, j’attendais de l’article autre chose qu’une simple description faisant état d’un avantage : l’expérience que l’université apporte à l’étudiant.

Cette expérience est effectivement des plus formatrice, il ne reste plus qu’à espérer qu’elle me permettra de me prévaloir de cette expérience auprès d’un futur employeur. J’ai seulement peur que ce type d’expériences ne bénéficie pas d’une bien grande considération…

Bibliothèques obligatoires au Royaume-Uni

Très ironiquement, les seules bibliothèques légalement obligatoires au Royaume-Uni sont celles des centres pénitentiaires.

Plus d’information sur le sujet auprès du CILIP ici :

http://www.cilip.org.uk/get-involved/special-interest-groups/prison/pages/about.aspx

Pas de contrainte administrative dans les BU anglaises.

Les Anglais n’ont pas notre rigueur administrative, et c’est souvent à leur avantage. Un exemple :
lors du stage que j’ai effectué à la Hallward Library de l’University of Nottingham, je remarquai l’absence de dictionnaire Larousse alors que les rayons étaient excessivement chargés de Petit Robert.

A ma remarque, le bibliothécaire en charge du rayon a répondu par un silence amusé, et des gestes : de son porte-feuille personnel, il tire un billet de 50 livres, et me prie de bien vouloir aller en face, à la librairie Waterstone’s, chercher cet usuel qui manque tant. Évidemment interloqué comme tout habitué des bibliothèques françaises l’aurait été, je suis passé pour un empoté (et un bureaucrate, je le crains). La seule démarche administrative nécessaire a été l’envoi du ticket de caisse au rez-de-chaussée, au service comptable.

Cette anecdote pour dire à quel point le système anglais libère le bibliothécaire en comparaison du nôtre ! Sans même parler des stagiaires comme moi qui pour ce stage n’ai eu besoin que d’un CV et d’une entretien de 5 minutes (dans un anglais très moyen, d’ailleurs), sans signature ni papier…

Se mettre aux normes en bibliothèque, est-ce forcément se séparer de la moitié de ses livres ?

La Hallward Library comme exemple de mise aux normes.

À l’université de Nottingham, le choix a été fait de profiter de la « digitalization of the Collections » (désherber en remplaçant par des ressources numériques plus d’un quart des ressources et mettre en place une « High Use Collection », différente de la « Short Loan Collection », en attendant davantage) pour procéder à la mise au norme des rayonnages (c’est-à-dire la mise en place d’étagères d’un peu plus d’un mètre de haut, pour les personnes en fauteuil).

La photographie ci-dessus, que j’ai pu prendre à la Hallward Library, bibliothèque universitaire de sciences humaines et sociales, lors d’un stage au mois d’août 2011, montre assez bien le changement : à droite une étagère d’antan, plus haute que l’intimidé lecteur ; à gauche l’étagère moderne, que chacun peut dominer du regard..

Même si l’on en tire des avantages évidents (clarté, espace pour l’utilisateur, aucune exiguïté), c’est déroutant. J’ai eu à mener à bien les bases de ce projet pour les collections de littératures française, allemande et néerlandaise.

Et la confiance des anglo-saxons dans le système éditorial (et souvent privé : les Classiques Garnier Numérique comme seule source par exemple) est désarmante.

La solution a priori anglaise à la mise au norme des rayons est donc d’en profiter pour désherber a maxima. Pour faire d’une pierre deux coups.