Bibliothèque du département de philosophie de l’université de Heidelberg par Rainer Ebert CC-BY-SA-2.0

« En 1805, je faisais ma sixième année de philosophie transcendantale à Heidelberg. Vous connaissez l’existence universitaire ; c’est une existence large… une existence de grand seigneur : on se lève à midi, on fume sa vieille pipe d’Ulm, on vide un ou deux petits verres de schnaps, et puis on boutonne sa polonaise jusqu’au menton, on pose sa casquette plate à la prussienne sur l’oreille gauche, et l’on va tranquillement écouter, pendant une demi-heure, l’illustre professeur Hâsenkopf, discutant sur les idées a priori ou a posteriori. Chacun est libre de baîller et même de s’endormir si cela lui convient. »

Cette citation est extraite du recueil de contes fantastiques de Erckmann et Chatrian, publié en deux tomes par les éditions l’Arbre vengeur (Les trois âmes, p.35, tome 2). Ce portrait semble à certains égards et plus de deux siècles plus tard toujours d’actualité !

[citation] Etre étudiant en 1805, comme en 2012 ?

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