Category Archives: anecdotes

Ce que la BnF aurait pu être sans Dominique Perrault… 

… et avec Bernard Tschumi.

Exposées jusqu’au 28 juillet au centre Pompidou dans le cadre d’une rétrospective qui met notamment en lumière la conception du Parc Zoologique de Paris récemment réouvert, les oeuvres, projections et maquettes marquantes du parcours de l’architecte Bernard Tschumi ne manqueront pas de de satisfaire la curiosité du bibliothécaire français. Je vous invite à y aller si vous en avez la possibilité, ne serait-ce que pour ne pas trop m’en vouloir de vous présenter ces photos de mauvaise qualité.

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Signaler les communications en magasin

La communication des documents en magasin s’inscrit dans ce qu’il y a de plus "pratique" en bibliothèque : il faut signaler la disponibilité d’un document à un usager, soit d’une façon non habituelle pour l’usager (dans les bibliothèques universitaires et municipales, en général), soit de façon courante, lorsque la plupart des documents est stockée en magasins. Cette communication est effectuée lors d’horaires dédiés, habituellement moins étendus que les horaires d’ouverture. Lorsqu’il s’agit d’une bibliothèque patrimoniale, il est souvent nécessaire d’effectuer la demande la veille. Ce processus est généralement effectué par des agents sur des plages spécifiques. Mais le signalement est différent selon les bibliothèques.

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Des relations avec les prestataires

Nous avons tous, dans nos établissements respectifs, connu des situations où la collaboration avec un prestataire était en statut « It’s complicated ». Je voudrais aujourd’hui vous faire part d’un exemple assez extrême qui a lieu en ce moment même aux Etats-Unis.

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La médiathèque Valentin Haüy

La médiathèque de l’association Valentin Haüy se situe dans un grand bâtiment du 7e arrondissement de Paris. Elle est ouverte aux publics malvoyants et aveugles, sur place mais aussi à distance.

Son site web est riche en informations, et j’ai eu la chance il y a peu de la visiter. Je vous propose donc d’en faire le tour en quelques photos.

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La BNU d’Islande

Après vous avoir fait découvrir la bibliothèque municipale de Reykjavik et des dispositifs littéraires urbains, laissez-moi vous présenter la bibliothèque nationale et universitaire d’Islande qui se trouve à Reykjavik, en bordure du campus et à 2 pas du centre-ville (la ville n’est pas très étendue). C’est une bibliothèque de recherche à l’anglo-saxonne, qui ressemble aux BU britanniques que j’ai pu visiter. L’endroit est très studieux, et au mois d’août, vide de monde. Son architecture extérieure est déjà un peu passée, bien qu’elle date de 1994. Auparavant, Bibliothèque nationale et universitaire étaient séparées. Elle regroupe aujourd’hui plus d’un million de documents.

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La bibliothèque vue de l’extérieur

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Dispositifs littéraires dans la ville en Islande

L’Islande est un pays de grands lecteurs, fier de sa littérature : les sagas, bien sûr, la poésie également et les polars, surtout. Il faut dire que les longs hivers sont propices à la lecture et à la télévision. Ce sont aussi des écrivains : selon les matières proverbiales, on peut lire ici ou là sur internet et dans les guides touristiques qu’un islandais sur 100 publiera au moins un livre dans son existence, ce qui fait beaucoup… mais il y a peu d’islandais.

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Enfer moderne ? le filtrage du web en bibliothèque

Le fait de proposer internet en bibliothèque ne pose plus trop de problèmes : il suffit d’enregistrer les logs pour s’assurer un cadre légal (plus de détails ici).

Internet en ethernet ou en wifi, l’usager a donc accès au web et s’en contente. Ce qu’il ignore souvent, c’est que cet accès est restreint. Quelle est la légitimité de ce filtrage ?

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La BNU de Turin

Comme beaucoup d’entre vous, j’ai profité de mes vacances pour faire du bibliotourisme. Le résultat n’étant pas aussi satisfaisant que Thomas Fourmeux par exemple, j’ai d’abord hésité à en faire état, le constat étant plutôt sévère pour l’établissement que je compte vous présenter aujourd’hui.

Di Claudio Cavallero at it.wikipedia (Opera propria) [Domaine public], Wikimedia Commons

Mais la rentrée étant propice à quelque biblioblues, je me suis dit que remarquer combien l’herbe était plus verte chez nous pourrait nous faire du bien.

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Le concours de bibliothécaire d’Etat : l’entretien de motivation professionnelle

A la suite de ce billet qui racontait mon épreuve de culture générale, voici un billet concernant la seconde épreuve : celle de motivation professionnelle.

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Ne pas se laisser perturber par le jury, voilà le maître-mot.

L’avantage de cette épreuve, c’est qu’on peut la préparer et, surtout, bien compter sur cette épreuve pour se présenter et faire valoir sa personne ! Si les écrits ont ceci d’injuste qu’ils ne permettent pas de montrer qui l’on est, ici, c’est le lieu et le moment.

Trêve de bavardage, j’ai eu à commenter cet article de Ruth Martinez paru dans la revue Documentaliste — Sciences de l’information, dernier volume de 2011, en fait compte rendu de séminaire du GFII sur le web sémantique.

Si vous connaissez cette épreuve, comme moi vous vous dites : "mais what is the fuck bon sang ? C’est pas très "entretien de motivation professionnelle" tout ça" ! Et comme je plussoie ! J’ai été particulièrement désemparé face à un texte qui aurait très bien pu m’être donné en culture générale, je n’avais donc plus qu’à le préparer à la façon d’une épreuve de culture générale, en parlant quand même davantage d’économie / de bibliothèques, enfin de choses possibles tout de même sur ce sujet. Les trente minutes de préparation m’ont semblé extrêmement courtes (je jurerais que ça n’étaient que 29 minutes — oui je sais, c’est ridicule).

Pour ce qui concerne l’exposé, c’était à la suite de la pause méridienne … et je l’ai ressenti. En effet, les premières secondes ont été très longues : à vrai dire, je ne les sentais pas trop dans le truc, pas très intéressés, et je me suis dit "mais non mais c’est ma chance là ça va pas du tout faut vraiment que je fasse un truc". Je suis de nature plutôt polie, mais je me suis quand même mis à parler bien plus fort et surtout de façon très dynamique. Hé ben en quelques secondes j’ai récupéré leur attention et puis tout s’est bien passé pour l’exposé.

FEMA - 39618 - Deputy FEMA Administrator Harvey Johnson swears in former UTMB worker to join FEMA workforce

Jurez-vous de nous dire toute la vérité bibliothéconomique, juste la vérité bibliothéconomique, rien que la vérité bibliothéconomique ? Oui, je le jure !

Puis sont venues les questions. En préparant cet oral, j’avais réfléchis à beaucoup de questions concernant l’encadrement et le management … et j’ai bien fait ! J’ai eu beaucoup de questions sur le sujet, sûrement en partie en raison de mon profil de "technicien" si l’on peut dire, mais c’est aussi une tendance qui m’a été rapportée par plusieurs candidats à l’oral. Cette épreuve m’a semblé relever davantage de la conversation, je dirais presque, dans certains cas, du dialogue. Voici les questions dont je me souviens :

Questions

- Pouvez-vous nous donner des exemples appliqués de web sémantique ?

- Préfereriez-vous travailler en BU, auprès de la Ville de Paris, de la BnF, de la Bpi… ?

- Quel est votre parcours (en fait j’ai tenté de forcer la question à la suite de la précédente) ?

- Comment voyez-vous le métier de bibliothécaire ? Et vous, que préférez-vous dans ce métier ?

- Durant vos expériences en BU, qu’est-ce qui vous a intéressé et qu’est-ce qui vous a moins intéressé ?

- Comment motiver un agent rétif au numérique ?

- Et s’il ne veut pas faire de formation ?

- Et si un magasinier ne veut faire que de la formation ?

- Vous devez ouvrir 2h de plus votre BU, c’est imposé par votre président d’université, à budget constant, comment faites-vous ?

- Quels sont les temps forts dans l’année pour prendre en compte la motivation d’un agent ?

- Quels outils possédez-vous pour agir sur la motivation ?

- Quels sont les dispositifs qui permettent à un bibliothécaire de travailler à l’étranger ?

- Comment réagiriez-vous et comment feriez-vous accepter la publication de statistiques de la bibliothèque ? Et si ces statistiques ne sont pas bonnes ?

Voici les questions qui m’ont été posées, et aucune ne m’a vraiment étonné, je les ai trouvées naturelles, alimentant la discussion. En somme, une bonne préparation à l’oral évite les surprises : j’avais déjà été à l’oral de ce concours, et entre autres défauts, le manque de préparation m’avait complètement desservi.

J’ai à présent fait le tour de mes épreuves orales, à l’exception de l’épreuve de langue. Dans mon cas, j’ai choisi allemand, et ça s’est bien passé malgré de gros doutes (je ne connais pas trop les déclinaisons … je décline au feeling — Ach !). N’hésitez pas à commenter ou à me contacter pour plus de détails. Ces deux billets marquent une étape importante dans l’histoire de ce blog qui m’a servi de motivation à la préparation du concours. Je pense que le ton sera très différent lorsque je serai à l’Enssib, et encore autre lorsque je serai en poste.

Surtout, publier en tant que fonctionnaire sera pour moi une chose nouvelle, et, si le ton de mes articles n’a jamais été borderline, savoir que même en mon nom personnel je dois faire preuve d’un recul nécessaire aura sans doute une incidence sur ce blog. Qui lira verra !

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Vers la disparition de la signalétique en bibliothèque ?

Rob Lavinsky, iRocks.com – CC-BY-SA-3.0, via Wikimedia Commons

En ayant assisté à l’Académie de la couleur (dont je ne vous donne pas le lien vers le site web qui, malheureusement, ne le mérite pas), cette année toute dévolue au vert écarlate, j’ai eu droit à une présentation d’un cabinet d’architecture parisien qui travaille régulièrement avec des institutions. Un exemple de réhabilitation de mairie était éloquent : la signalétique, comme montrée sur les images de la présentation, avait tendance à disparaître. (Il s’agissait de la mairie du 17e arrondissement de Paris, dont on trouvera une description sur son site). Tendance, car il s’agirait justement d’une mode.

J’avoue n’y rien connaître, je ne fais que croire sur parole. Mais j’ai été convaincu : les lieux des services aux publics comme les mairies privilégient de plus en plus une disparition de la signalétique.

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