bibliothèques sur facebook : répertoire de liens

Comment essaimer ? Comment être suivi sur Facebook ?

Obliger l’usager à "aimer" pour avoir accès aux informations (comme ils le font à la BUA), c’est forcer la main. Est-ce si légitime ? En tout cas ça semble obligatoire si on souhaite mesurer l’audience…
Facebook Love Button

En attendant de résoudre ce problème existentiel dans la vie d’un aspirant bibliothécaire, voici un répertoire de liens sur Facebook et les bibliothèques. Ce billet a donc plus valeur de document de travail et n’est pas vraiment lisible.


Il n’est plus vraiment besoin de justifier l’intérêt de la présence des bibliothèques sur les réseaux sociaux quand on sait que 82% des internautes y sont.

Rassembler tout l’appareil critique et toutes les références concernant la présence numérique des bibliothèques serait une gageure. Se limiter à la question de la présence numérique au 2.0 aussi. Et se restreindre à Facebook également.

Néanmoins, toutes les bibliothèques ne sont pas sur Facebook (il existe plusieurs listes de bibliothèques sur Facebook : la liste de Bibliopédia,  cette liste de bibliothèques sur facebook [avril 2010] et enfin cette liste qui semble la plus complète (323 bibliothèques)), et ce billet a pour but de proposer les bases, jalons nécessaires qui n’existent pas, à ma connaissance, sous forme de synthèse. Je vous propose ainsi un répertoire de liens francophones, loin d’être exhaustif.

Arguments

Pour commencer et parce qu’il n’y a pas que Facebook,  une liste des outils que peuvent utiliser les bibliothèques par Thomas Chaimbault  [avril 2008, ça date un peu], à compléter par cette autre liste, montre combien la dissémination à l’oeuvre est possible par de multiples biais.

En ce qui concerne Facebook, cet article de Silvère Mercier [novembre 2009] est parmi les fondateurs : les idées principales qu’il y développe sont toujours d’actualité. Ce qu’une bibliothèque peut proposer grâce à Facebook relève de la médiation numérique. (On peut y ajouter une définition de la médiation numérique par Silvère Mercier [mars 2010] qui y montre l’importance de Facebook comme relais de l’information.)

Il faut prendre du plaisir à le faire (ça se ressentira) selon Xavier Galaup [janvier 2010] avec l’exemple de Metz et MissMedia qui a un ton étonnant. L’exemple de la BUA présenté par Bibliomancienne [mars 2010] semble aussi constituer un modèle.

Il y a également cette présentation de Thomas Chaimbault [octobre 2011] (les applications en bibliothèques sont à partir de la diapo 26, celles d’avant présentent plutôt Facebook). Il montre bien les quatre notions primordiales : Présentation, Ressources, Services, Interactivité. Selon lui, une page Facebook vivante est forcément liée à un projet (par exemple un blog).

Facebook, comme le sous-entend ce billet [janvier 2010] écrit par Franck Queyraud, ne peut être un espace clos : c’est un tremplin pour la dissémination de la présence numérique.

Ce billet également, participation à Archimag [janvier 2010], souligne l’importance d’une intégration dans un projet plus vaste (et ne pas oublier que sur Facebook, la communication se fait d’égal à égal).

Sur Facebook, il faut banaliser sa présence [décembre 2009] (en prenant part à des groupes par exemple).

Pour les bibliothécaires qui ont tendance à aimer le binaire (c’est tout noir ou c’est tout blanc),voici ce tableau des pour et des contre qui les ravira [février 2011] (on peut y ajouter  Quelques arguments en faveur de Facebook [novembre 2011] pour se convaincre, ou convaincre ses collègues).

Un billet enthousiaste pour que chaque bibliothécaire ait envie d’être sur Facebook, par Touria Fadailli [avril 2009, lire le premier commentaire qui est très critique et rappelle les limites de la présence 2.0], et qui rappelle que Facebook est un bon "outil marketing gratuit".

Ce diaporama [avril 2012] d’Alain Marois est le plus complet que j’aie trouvé (et aussi le plus récent !) : il insiste beaucoup sur l’importance du visuel, met en valeur l’application bookshare. Le choix entre profil normal, page ou groupe est clarifié. Il montre également comment faire savoir qu’on est sur Facebook. S’insérer sur LES réseaux grâce à une stratégie globale.

Outils et pratique

Cette analyse à propos du bouton s’abonner (Alain Marois) fait écho à ce que je disais en introduction.  Techniquement donc, il vaut mieux une page plutôt qu’un profil (sans hésitation pour Silvère Mercier) [avril 2011]. Grâce à des outils spécifiques, il est possible d’automatiser la publication sur Facebook (et Twitter : il y en a d’autres bien sûr). La bibliothèque a alors à charge d’interagir avec des (exemples d’)onglets  [septembre 2011 par Karine Boyer] avec ici un florilège plus général d’onglets possibles. On peut ajouter à ces outils l’accès au catalogue depuis Facebook [février 2011]. Attention, afin que vos actualités apparaissent visiblement, il faut prendre en compte la spécificité du edgerank qui hiérarchise l’information.

[février 2011] Facebook permet d‘améliorer la relation avec l’usager par Lionel Dujol, et les enjeux de cette relation sont nombreux, présentés dans la carte heuristique d’Alain Marois. Cette carte est analysée par Thomas Chaimbault ici [mars 2011]. Au quotidien, la mise en place d’une fiche de suivi (bibliothèque Michel Serres de l’école centrale de Lyon, par Alain Marois) peut être utile pour gérer cette présence numérique spécifique. A titre d’exemple, ce bilan d’étape est un témoignage utile trois mois après le lancement [avril 2011].

Enfin, ces remarques de Daniel Bourrion [mars 2012] mettent en garde sur le travail d’équipe et "l’organisation" au quotidien.

Facebook pour tous : une obligation ?

Franck Queyraud montre en quoi il est inévitable que les sites deviennent 2.0 et montre les limites pour les bibliothèques (mais aussi la nécessité de s’y mettre !) car de toute façon, tout site web s’orientera vers le social et Owni exhorte à la présence 2.0 des bibliothèques [octobre 2010]. Il faut aller là où sont les utilisateurs, c’est-à-dire Facebook, et ne pas rester sur un sité dédié [novembre 2011] comme l’illustre l’exemple de Bibliosésame par Silvère Mercier [novembre 2011].

Après tout ceci, il est peut-être vain d’en rajouter. Pourtant, il faudrait peut-être insister sur l’importance d’une centralité retrouvée, celle d’une racine (pas forcément le site institutionnel), une sorte de hub qui regroupe la dissémination numérique de la bibliothèque. C’est possible sur Facebook.

Mais les réseaux sociaux sont nombreux, et au-delà des Facebook et Twitter, il en existe d’autres. Dernièrement, Microsoft a annoncé Socl, un réseau social destiné aux étudiants et au cadre de la recherche universitaire. Donc tout à fait adapté aux bibliothèques universitaires (à propos, la question des réseaux sociaux posée plus spécifiquement en BU [décembre 2009]). L’inscription, en revanche, se fait seulement via un compte Facebook…

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4 réflexions sur “bibliothèques sur facebook : répertoire de liens

  1. [...] } #themeHeader #titleAndDescription * { color: black; } hortensi.us (via @akaReup) – Today, 3:12 [...]

  2. Pas tant une mise en garde qu’un témoignage : la gestion d’une page FB ne représente pas tant que boulot que l’on pense si on a un backoffice qui tourne : c’est le préalable :)

  3. Oliburuzainak dit :

    Good job ! C’est vrai qu’il y a eu plusieurs billets sur le même sujet ces derniers temps, en rassembler les liens est fort utile en gain de temps.

    J’avais eu l’occasion d’en lire plusieurs, dont celui de BUA Pro, justement. J’avais été frappé par le descriptif organisationnel du travail …puisque dans mon travail associatif on fonctionnait exactement pareil dans la gestion de la page et profil (et même à l’époque groupe) FB.
    Il ‘était impossible à un seul chargé de mission ou VP com’ de gérer l’outil ; de façon fluide malgré les nombreuses recherches manuelles, on avait à l’époque réussi à bien scorer sur le plan quantitatif et sur le plan qualitatif à palier les problèmes de MAJ de site web.
    En terme de communication, les cadres et militants associatifs en charge se sont rarement contredit les uns les autres, ou fait d’annonce prématurée. Et les très rares erreurs vite effacées sans drame, quand on est dans un esprit positif de relecture collective.

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